Week end de formation en Suisse

En finir avec le capitalisme !

Les 22, 23 et 24 août , la Gauche anticapitaliste, groupe suisse proche de la LCR , organise dans les alpes valaisannes, une rencontre placée sous le slogan « en finir avec le capitalisme ! ».

Rencontres, discussions, projections et convivialité sont à l’ordre du jour de ce week-end ouvert à toutes celles et à tous ceux pour qui le capitalisme n’est pas l’horizon indépassable de l’humanité, pour qui son renversement est condition d’avenir

Trois thèmes principaux ponctueront le week-end :

● Guerres et répression, récession, privatisations, chômage et pauvreté, catastrophes climatiques et famines : c’est ça le capitalisme !
Présentation : Paolo Gilardi de la Gauche anticapitaliste

Jamais comme aujourd’hui la phrase de Marx selon laquelle « le capitalisme épuise les humains et la nature » n’a été autant d’actualité.
La récession gagne les Etats-Unis, l’Espagne et l’Italie avec des centaines de milliers d’hommes et de femmes littéralement mis à la rue, licencié.e.s, viré.e.s de leur logement. Dans plus de cinquante pays, la population est confrontée à la hausse tragique des prix élémentaires. Partout, c’est la place des cultures vivrières, celles qui nourrissent les humains, qu’on réduit : à leur place c’est de la nourriture pour 4X4, les agro-combustibles, qu’on cultive.
La crise du système bancaire ouvre une période particulièrement critique qui pourrait plonger le monde dans une crise économique sans précédents.
Quant au climat, déréglé par les effets du mode de production capitaliste, il est de plus en plus à l’origine de catastrophes naturelles qui frappent des régions entières de la planète provoquant destructions, exodes, famines et guerres.
Décidément, le capitalisme n’ouvre à l’humanité que des perspectives dramatiques. La barbarie peut à nouveau frapper de plein fouet : il y a urgence d’en finir avec le capitalisme.

● Quand la « gauche » s’est suicidée : l’expérience italienne
Présentation : Cinzia Nachira de la coordination nationale de Sinistra Critica (Italie)

Jadis Etat dans l’Etat, société dans la société, le mouvement ouvrier italien est celui qui plus que tous les autres avait marqué de son empreinte, de sa force, la réalité du pays. Lois sociales, droits, ont été pendant des décennies le résultat de conquêtes collectives, de luttes d’envergure. Elles n’ont pas été que économiques : elles ont porté les espoirs de l’altermondialisme, du mouvement contre la guerre, de la lutte contre certaines grandes réalisations.
Pourtant, ce mouvement ouvrier, cette gauche italienne, c’est la clique de Berlusconi qu’elle a remis en selle, c’est la légitimité du néolibéralisme qu’elle a décrété en transitant en peu d’années d’un Parti Communiste largement ancré dans la classe ouvrière au parti démocrate, celui qui se reconnaît en Clinton et Obama. Et en encore moins d’années, c’est celle qu’on appelait l’extrême gauche qui est passée de la « rupture avec le capitalisme » à la participation au gouvernement et à sa presque disparition lors des dernières élections…

● Dans les luttes, l’alternative se construit en France : le nouveau parti anticapitaliste
Présentation : Sandra Demarcq de la direction nationale de la Ligue Communiste Révolutionnaire (France)

Depuis 1995, une succession de mouvements sociaux a traversé la France. De la protestation de l’hiver 1995 contre la réforme des retraites à la grève des cheminots de novembre 2007 en défense … des retraites, que de mouvements !
Enseignants, retraités, jeunes des banlieues, étudiants, lycéens, travailleurs du service public et du privé et même ceux pour qui c’est plus difficile, les sans papiers, qui n’est pas une fois ou l’autre descendu dans la rue ces dernières années ?
C’est dans ces luttes qu’une nouvelle génération militante s’est formée : porteuse d’un besoin profond de changer le monde, elle met en commun les expériences de ces mouvements. Face à une gauche gouvernementale que peu distingue de la droite, c’est à la construction d’une nouvelle force politique, un parti anticapitaliste, que cette génération participe aujourd’hui. Car, ce n’est pas seulement contre Sarkozy et le patronat qu’il faut agir, mais c’est pour renverser le capitalisme qu’il faut se battre.

Des projections de films sur ces différentes thématiques seront aussi organisées le vendredi et le samedi soir.

Renseignements et inscriptions jusqu’au 11 août auprès de nos camarades suisses : contact@gauche-anticapitaliste.ch