Élections municipales 2014 : adresse des Alternatifs et du NPA pour des listes unitaires vraiment à gauche à Chambéry et dans l’agglomération

Pour des listes unitaires vraiment à gauche
dans l’agglomération chambérienne !

Dans l’ensemble de l’Europe, la classe ouvrière fait face à une offensive majeure des classes
dominantes. Organisées par la finance internationale et ses relais du FMI et de l’UE, les
attaques de la bourgeoisie sont conduites en France par Hollande, dont la politique s’inscrit
pour l’essentiel dans la continuité de celle de Sarkozy. C’est pourquoi, il nous faut aujourd’hui
rassembler notre classe et ses organisations pour construire face à ce gouvernement une
résistance à la hauteur des attaques qui déferlent. Dans cette perspective, nous répondons
positivement à l’initiative des organisations du Front de Gauche 73 qui nous ont proposé de
mettre en place, pour les prochaines municipales, des listes contre les politiques d’austérité
menées au plan national par le PS et relayées localement par Besson et Laclais
.

Nous proposons de conduire cette démarche à l’échelle de l’agglomération chambérienne, en
mettant en place dans ses différentes communes des listes de la gauche de transformation
sociale et écologique, se réclamant d’une stratégie et d’un programme communs. Ouvertes à
toutes les organisations et à tous/toutes les citoyenNEs désireux/ses de travailler à un front antiaustérité,
ces listes participeraient de la résistance aux politiques des classes dirigeantes de
l’UE. Elles s’attacheraient à tracer le chemin d’une alternative politique, en utilisant les
expériences et les luttes récentes pour proposer une voie innovante d’émancipation sociale,
démocratique et écologique.

Pour cela, nous proposons de travailler sur les piliers programmatiques suivants :

1) Contre la dictature de la finance, nous poserons la question de la légitimité de la dette.
Dans une agglomération particulièrement touchée par le scandale des emprunts
toxiques, notre démarche relayera celle des collectifs CAC : un audit citoyen sur la dette
et le refus de payer la dette illégitime.

2) En relayant les luttes pour la défense des services publics, nous nous prononçons contre
les subventions aux écoles privées et pour la fin des délégations de services publics
municipaux aux grands groupes du privé
(Suez pour l’usine de chaleur, Veolia pour les
bus, Vinci pour les parkings, Compass pour les cantines etc.) et leur reprise sous
contrôle des travailleurs et de la population.

3) Nous nous prononçons pour la gratuité des transports en commun, mais aussi en faveur
du développement le plus généralisé possible de la gratuité dans les services publics
municipaux.

4) Nous soutenons les luttes contre les grands projets inutiles. Dans ce cadre, il faut
discuter la question du Lyon-Turin, projet symbole du productivisme et du
technocratisme que nous combattons.

5) Dans le contexte de crise que nous traversons, nos listes travailleront à la mise en place
d’un bouclier social permettant de protéger les populations les plus impactées. Contre
les politiques élitistes mises par exemple en oeuvre dans le domaine de la culture, nous
nous prononçons pour une juste répartition de l’argent public.

6) Nous militons pour une démocratie locale autogestionnaire, avec mise en place de
budgets participatifs permettant aux citoyenNEs de faire des vrais choix dans le cadre
de comités de quartier démocratiques et indépendants des pouvoirs.

7) Dans le fonctionnement de l’institution municipale, nous défendons la création de
conseils de service et d’atelier, dans lesquels les personnels seront appelés à se
prononcer sur l’organisation du travail et à émettre des propositions budgétaires.

Dans chacune des villes de l’agglomération, nous proposons que ces listes se situent dans un
même cadre stratégique :

1) Nous présentons dans toutes les communes de l’agglomération où ce sera possible des
listes sous un intitulé commun, dans le but de constituer un groupe indépendant à
l’agglomération
.

2) Pour le second tour, notre priorité sera de battre l’extrême-droite, si jamais il existait un
risque qu’elle puisse s’emparer d’une commune. Par ailleurs, si au terme de la
campagne, il s’avérait que l’élection d’une liste de droite puisse entraîner localement
des conséquences politiques par trop néfastes, nous pourrions proposer à une liste de
gauche ou d’EELV une fusion technique.

3) Cette fusion technique répondra à 3 conditions : a) aucun accord politique et mise à
notre disposition d’un encart dans la profession de foi de la liste fusionnée pour
expliciter notre positionnement ; b) répartition des sièges, prime majoritaire comprise,
entre les différentes listes à la proportionnelle, sur la base des résultats du premier tour ;
c) pas de participation à l’exécutif.

4) Si les listes du PS ou d’EELV refusaient notre proposition de fusion technique, nous
serions présents au second tour sous nos propres couleurs, sauf bien évidemment si
notre maintien pouvait faire courir le risque que le FHaine puisse être en mesure
d’emporter l’élection.