« Pas de chaises vides pour Tika et Ana » : Resf organise la rentrée des classes de Tika à Albertville

RESF ORGANISE LA RENTREE DES CLASSES DE TIKA

Le nombre de familles déboutées du droit d’asile, assignées à résidence, poussées à la clandestinité, s’est accru cet été en Savoie (et ailleurs) de manière insupportable.

Les savoyards, blessés dans leur réputation d’accueil, d’hospitalité et d’humanité, se sont dressés contre cette évolution, et ont de façon emblématique, pris fait et cause pour la famille de TIKA.

Cette famille géorgienne (David et Maïa Shikhashvili, le père et la mère, Tika 11 ans, et Ana 4 ans, leurs 2 fillettes), s’est intégrée depuis 2011 à Albertville de manière exemplaire. Pourtant, elle se voit obligée de se cacher pour éviter l’expulsion qui lui serait fatale. Les fillettes n’ont ainsi pas pu faire leur rentrée à la date normale.

Familles, enseignants, associations, élus se sont réunis le jour de la rentrée pour l’opération « Pas de chaises vides pour TIKA et ANA » et signifier leur soutien à la famille, ainsi que leur refus de cette situation.

La vague d’indignation est encore montée mercredi 18 septembre devant la Sous-Préfecture, où les Albertvillois toujours plus nombreux et motivés ont clamé leur profond désaccord avec le comportement des autorités dans une dizaine de cas, en particulier celui de la famille arménienne Hovhannisyan.

En fin de semaine dernière, une délégation de RESF a rencontré à Albertville, publiquement et en présence de Maïa et Tika, les supports de la famille qui se sont chaleureusement prononcés pour leur retour, et a immédiatement organisé avec ces soutiens, des enseignants et des parents d’élèves, le retour en classe de Tika.

Jeudi 26 septembre à 8h30, TIKA fera sa rentrée dans la classe de CM2 de l’école du Val des Roses, avenue Sainte Thérèse : soyons tous là pour l’accueillir.

Elle est courageuse, elle a besoin de vous : diffusez ce message dans vos réseaux d’amis, répandez la nouvelle ; le soutien que vous apportez à Tika profitera à tous, et permettra de peser pour que cessent ces méthodes indignes d’une France qui se dit terre des droits de l’Homme.

COMME TOUT ENFANT, TIKA ET ANA ONT DROIT A UNE SCOLARITE NORMALE.
LEURS PARENTS DOIVENT ÊTRE REGULARISES IMMEDIATEMENT