Contre la casse du droit du travail, réunion publique mercredi 10/02, 18h30, salle Pierre Cot


Le 25 janvier dernier, la commission présidée par Robert Badinter a remis au Premier ministre et à la ministre du Travail son rapport sur l’évolution du code du travail. Cet épisode est le point culminant de la campagne de dénigrement menée ces derniers mois et relayée quotidiennement par les médias, qui nous expliquent qu’il est nécessaire "d’alléger le code du travail", alors même que les derniers gouvernements l’ont considérablement alourdi en intégrant de multiples exceptions pour mettre aux patrons de détourner les principes généraux de la loi.

Après deux mois de travaux, de quoi ont bien pu accoucher les neuf spécialistes qui composait cette commission, dans laquelle on ne trouve bien évidemment aucun syndicaliste, ni avocat spécialiste du droit du travail ? Rien de plus que la redéfinition de 61 articles qui ouvrent de nouveaux droits... pour les seuls patrons. La durée du travail reste fixée par la loi mais un accord pourra déterminer une durée différente (article 33), le contrat de travail sera désormais assujetti à l’accord collectif (article 57), etc. En parallèle, le gouvernement songé aussi à introduire d’autres mesures de casse sociale, à l’exemple de la dégressivité de l’indemnisation du chômage ou du plafonnement des indemnités de licenciement.

Afin de nous armer collectivement sur ce sujet technique, le collectif 3A (alternative à l’austérité), qui regroupe des syndicats (CGT, FSU) et des partis politiques (NPA, Front de Gauche, Alternatives et autogestion), organise une conférence-débat qui se tiendra le mercredi 10 février à 18h30, salle Pierre Cot, quai des allobroges à Chambéry, avec la présence de :

  • * Yves Roupsard, inspecteur du travail et militant CGT
  • * Patrick Le Moal, inspecteur du travail à la retraire, membre de la Fondation Copernic, co-auteur de "Le code du travail en sursis" (novembre 2015)