Nous n’attendrons pas debut 2009 : cheminots, postiers, enseignants, étudiants, salariés du privé... C’est tous ensemble qu’on peut gagner !

De nombreux mouvements...

Les grèves et manifestations se succèdent, souvent avec un certain succès, postiers et usagers de la poste contre la privatisation, cheminots contre l’allongement du temps de travail, pilotes d’avion contre la retraite à 65 ou 70 ans, enseignants contre les suppressions d’emplois, étudiants contre la casse de l’université, ouvriers de l’automobile contre les licenciements et les baisses de salaires, petits producteurs de lait contre la chute de leurs revenus, agents hospitaliers et usagers contre les fermetures d’unités de santé comme à Moutiers ou Pont de Beauvoisin...

...mais dispersés

Dans un savant calendrier syndical fragmenté, les pilotes ont fait grève du 14 au 17 décembre, les enseignants le 20, les postiers et usagers du service public postal ont manifesté le 22, les cheminots après le 6 décembre étaient appelés à la grève le 18 ou le 23 mais ça a été annulé dans la confusion par la majorité des syndicats a l’exception de Sud Rail, les enseignants à nouveau le 10 décembre mais sans appel à la grève, les salariés de l’automobile à différentes reprises, les agents hospitaliers et usagers des services de santé de manière éparpillée alors que se mutiplient les licenciements dans le privé comme à SLTR-Transports Rogez à Voglans. Là où il faudrait s’appuyer sur ces protestations pour construire une véritable riposte tous ensemble et maintenant, les directions syndicales ne la proposent qu’au début...2009. Ce qui repousse à un plus tard indéterminé et incertain ce qu’il faudrait préparer aujourd’hui.

Pourtant la crise nous plonge tous dans le même bain

La crise commence a avoir des conséquences dramatiques partout : banques, bâtiment, automobile, chimie, sidérurgie, transport, commerce... Tout le monde sait que nous sommes tous concernés comme salarié, contribuable, consommateur ou petit producteur. Tout le monde comprend que les capitalistes veulent nous faire payer leur crise et commencent à le faire, que le gouvernement les aide à cela et qu’enfin les divisions d’un PS, sur le fond d’accord avec les contre reformes de la droite, montrent qu’on ne peut pas compter sur lui pour s’opposer à Sarkozy. Le sens des colères sociales locales ou catégorielles qui se font entendre depuis septembre dans ce climat de crise est celui-là : chercher à se rejoindre pour devenir cette force collective qui manque tant.

Seul le « tous ensemble » répond aux nécessités du moment

Et puis le gouvernement n’est si pas si fort qu’il le fanfaronne. Ses atermoiements sur la Poste ou la SNCF le montrent. Il n’est fort que de notre division. Il craint que l’unification des mécontentements naisse du succès d’un des mouvements actuels. La réussite de la manifestation du salon de l’auto réunissant des milliers de travailleurs de l’automobile du pays et celui la grève et des manifestations autour de Renault Sandouville prouvent que c’est dans l’air et que c’est possible. Nous devons tout faire pour que de ces mille colères populaires se renforce la conscience de construire une riposte unie qui transformera l’éparpillement des mouvements, la lassitude et l’inquiétude diffuses actuelles en confiance et espoir dans les luttes