Quant la mobilisation en solidarité avec la Palestine déplait à la police sarkozienne ...

Lundi après midi, des militants chambériens du NPA qui collaient des affiches annonçant la manifestation unitaire de solidarité avec la Palestine de ce mardi ont subi deux contrôles de police de suite : une première fois au motif qu’ils collaient sur des panneaux municipaux (on croit rêver) avec relevé d’identité, prise en note de l’inscription…et cinq minutes plus tard, deuxième contrôle par la même patrouille. Cette fois-ci la police de Sarkozy leur a expliqué qu’ils les retenaient le temps que leur hiérarchie vérifie la légalité des slogans (voir la photo ci dessus). Finalement ils les ont laissé partir sans plus de problème. Cet incident est anecdotique mais rappelons pour mémoire qu’en 2001, au terme d’un collage semblable avec le slogan « Sharon assassin, un Etat palestinien », l’un de nos camarades avait été placé en garde en vue, puis envoyé en correctionnelle pour « incitation à la haine raciale ». Il y avait eu un procès très médiatisé et surréaliste, la LICRA s’étant portée partie civile en expliquant que la LCR cultivait l’antisémitisme, tandis que le procureur affirmait que le collage des affiches était une première étape dans l’engrenage de la délinquance, assénant, effets de manche à l’appui, que « la muraille est le papier de la canaille ». Finalement, notre camarade avait été relaxé, mais en ces temps où l’on traque une soit disant ultra gauche jusque dans les épiceries de village du fin fond de la Corrèze , où l’on renvoie Jean-Marc Rouillan en prison sans aucun motif, où des collégiennes subissent des fouilles à corps sous prétexte de rechercher du cannabis et où l’on découvre inopinément des bâtons de dynamite périmés dans les chiottes de grands magasins, on a des raisons d’être méfiants envers les provocations policières...