Communiqué de Sortir du Nucléaire 73 sur le nouveau convoi de déchets radioactifs qui a traversé la Savoie ce lundi 23 février

Alors qu’un nouveau convoi de déchets nucléaires en provenance d’Italie est passé en gare de Chambéry ce lundi matin, Sortir du Nucléaire 73, dont le NPA est membre, interpelle de nouveau la préfecture sur l’opacité complète qui entoure ces convois et sur l’absence totale d’information en direction de la population.

Depuis le début du passage des trains de déchets nucléaires venant de Caorso, la préfecture n’a pris aucune autre mesure que d’envoyer ses flics pour empêcher les militants de SDN 73 de pénétrer dans la gare pour informer les usagers et les salariés de la SNCF.

On peut aussi rappeler que notre camarade Laurent Ripart, conseiller municipal de "Chambéry 100% à gauche", avait proposé au conseil municipal de Chambéry de voter un vœu s’opposant à ces convois.

Elus de droite comme de gauche plurielle avaient voté contre ce vœu, les Verts se distinguant, trois d’entre eux dont Henri Dupassieux décidant courageusement, si on peut dire, de ne pas participer au vote tandis que Nicole Guilhaudin, l’écotartuffe de service, votait contre, préférant sans doute réserver ses efforts militants pour inaugurer l’expo à la gloire du "Grenelle de l’environnement" de la Galerie Eureka !

(En photo le convoi passant dans l’agglo ce matin, photo SDN 73/Thierry)
Voici le communiqué de Sortir du Nucléaire 73 :

Lundi 23 février 2009, un nouveau convoi atomique, composé de quatre containers de déchets radioactifs (il y a sept tonnes de combustible usé par container) a traversé la Savoie en empruntant les lignes normales du chemin de fer et transitant par la gare de Chambéry. Il a quitté la centrale de Caorso le 22 février 2009 à destination du terminal ferroviaire TN International de Valognes, qu’il devrait atteindre le 24 février 2009. Il s’agit du neuvième convoi de ce type depuis décembre 2007, et comme à chaque fois, aucune information n’a été donnée à la population (lire à ce sujet : http://chichechambery.free.fr/spip/spip.php?article293).

Pourtant, le 26 janvier dernier, la Préfecture de Savoie affirmait sur les ondes de France Bleu Pays de Savoie (écoutez le son sur http://chichechambery.free.fr/spip/spip.php?article304) qu’il était « légitime que la population soit au courant » en réponse à la question du journaliste qui se demandait si « l’Etat appliquait la politique de l’autruche sur ces transports ». Nous exhortions alors la Préfecture de Savoie à prendre ses responsabilités et à informer la population, via l’ensemble des médias, des risques encourus et des mesures à prendre en cas d’accident. Force est de constater que rien n’a été fait depuis, puisque le convoi de ce jour a une nouvelle fois traversé notre départ sans qu’aucun Savoyard n’en ait été informé. A quoi joue l’Etat ?

A Caen, dans le Calvados, ville que traverse le convoi en question, les élus municipaux ont voté à l’unanimité, le 19 janvier dernier, une délibération exigeant que « les citoyens caennais soient informés des passages des trains de déchets nucléaires qui transitent sur le territoire de la commune ». Pour cela, ils se sont appuyés sur la charte de l’environnement ayant valeur constitutionnelle, et notamment son article 7, mais aussi sur l’article L 125-2 du Code de l’environnement (lire la délibération complète sur http://www.ville-caen.fr/infos_mairie/ConseilMunicipal/PVAF-2009-01..asp). La municipalité caennaise entend ainsi demander ces informations auprès de l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de la SNCF, afin de les publier sur le site internet de la ville. Mais que font les responsables politiques Savoyards ? Combien de temps devront nous encore attendre avant qu’ils ne prennent leur responsabilité d’élus locaux pour contribuer à l’information sur ces risques liés au transports de matières radioactives, comme pour tous les risques technologiques ?