Pour une coopération entre mouvement social et politique à gauche.

Et si on s’y mettait maintenant
et ici en Savoie ?

800 000 licenciements prévus cette année, un pouvoir d’achat qui s’effondre, un environnement de plus en plus ravagé : telle est la facture de la crise que les capitalistes nous présentent.

Pour autant ceux qui sont au pouvoir ne se désunissent pas de l’idéologie libérale qui continue à nous amener au bord du précipice. Pas un jour sans que la machine à communiquer gouvernementale n’imagine une nouvelle atteinte, une diversion vers la marge des problèmes posés au plan éco ou social, ou pire encore, s’en prennent aux libertés publiques pour bâillonner la libre expression.

Bref, il est plus que temps que le politique fabrique de l’espoir à gauche, dans cette gauche qui refuse l’exploitation et le gâchis capitaliste ou toute idée de « régulation » de la barbarie de ce système.

Il est de notre responsabilité de construire un mouvement de transformation sociale et écologique qui parte du vécu, des réalités sociales, et qui prenne en compte les contraintes environnementales. Il est de notre responsabilité de travailler ensemble à un rassemblement unitaire pour être offensif et pour donner confiance à celles et ceux qui luttent chaque jour pour transformer la société.

Pourquoi cette lettre ?

Nous, qui militons dans des partis, des mouvements ou des collectifs politiques, vous proposons de commencer à construire, au plan local, de nouveaux liens de coopération du mouvement social et politique.

En effet : défendre l’emploi privé et public, créateur des véritables richesses, dans les entreprises ou dans la rue, est indispensable mais… efficace jusqu’où, dans notre société ou aucune loi n’interdit les délocalisations, les licenciements malgré les profits des entreprises, ou aucune loi ne vient garantir la sécurité d’emploi, de revenu tout au long de la vie ?

Défendre des services publics de qualité ? Les luttes parviennent à limiter et parfois bloquer les mauvais coups portés à l’éducation, à la santé, mais la règle reste le dogme de la « concurrence libre et non faussée » imposée par l’action convergente du gouvernement et de l’Union Européenne.

Nous souhaitons développer avec le mouvement social une relation tout à la fois respectueuse de son indépendance et attentive à ses revendications, afin de les faire reconnaître et de les porter dans le champ politique. Une relation qui ne se connaît pas d’interlocuteur privilégié.

Une relation soucieuse, enfin, d’établir un dialogue continu et non pas limité aux seules périodes électorales.

En Guadeloupe, le collectif LKP (Union contre l’Exploitation Outrancière), à l’origine d’un rapport de force gagnant, est un collectif constitué de syndicats, d’associations mais aussi de partis politiques. Même chose en Martinique et à la Réunion, où les forces sociales et politiques, unies, ont pu obtenir des augmentations de salaires et réduire les prix de produits alimentaires et pétroliers des grandes surfaces.
Venez nombreux, participer au débat :
Quelle coopération entre mouvement social et politique à gauche ?

Réunion publique le 15 mai 2009 18 H30 à 22 H 30
Espace Pierre COT à CHAMBERY
Discussion mais aussi possibilité de manger sur place
Les Alternatifs, La Fédération, M’pep, NPA 73, PCF 73,PG 73