Succès des manifestations du 24 juin contre la loi sur les retraites

Les manifestations de cette journée du 24 juin marquent un tournant.

Un cran a été franchi dans la mobilisation.

Malgré la date tardive, les cortèges du 24 juin ont été partout beaucoup plus importants que le 27 mai, de 2 à 3 fois plus nombreux, très gros dans les grandes villes, mais il faut aussi noter beaucoup de manifestations dans des villes plus petites et une forte participation des salariés du privé.

En ce qui concerne la Savoie, à Chambéry, au moins 6000 manifestants ont défilés avec un très gros cortège de la CGT, suivi par la FSU, la CFDT, l’UNSA, Solidaires, la CFTC et FO. Le collectif savoyard contre la casse de nos retraites était également présent ainsi que les organisations politiques de gauche et le NPA.

Grosse mobilisation également à Albertville avec environ 3000 manifestants, un cortège avec toutes les grosses entreprises industrielles de Tarentaise et le secteur public, la CGT était la mieux représentée, suivie par la CFDT et la FSU. Pour les organisations politiques on notait la présence du PCF, de quelques militants du PG, du PS et du NPA.

A St Jean de Maurienne, environ 600 personnes se sont également mobilisées.

Il est clair qu’en Savoie comme dans le reste du pays le projet de loi présenté par le gouvernement a provoqué un choc, un sursaut…

De manière générale, l’ambiance était plutôt chaleureuse et combative, et les manifestant-es contents de se retrouver si nombreux.

Ce succès appelle très vite un nouveau rendez vous dès le début septembre, au moment où la loi va être débattue au parlement.

Dans de nombreuses villes, les collectifs unitaires autour de l’appel Copernic – ATTAC étaient présents, distribuaient des tracts et proposaient des initiatives tout au long de l’été afin de ne pas laisser retomber la pression.

Si le gouvernement espérait passer tranquillement à la faveur des congés d’été et par surprise à la rentrée, c’est d’ores et déjà raté !

Ce n’est jamais gagné d’avance, mais nous somme de plus en plus nombreux et nombreuses à penser que ce n’est pas perdu d’avance. Les manifestant-es d’aujourd’hui n’étaient pas dans la rue pour un baroud d’honneur, un petit tour et puis s’en vont. Cette journée n’est qu’un début. Une idée gagne du terrain : il est possible de se battre et pourquoi pas de faire reculer ce gouvernement, imposer le retrait du projet de loi !