« Mais c’est un homme » : soirée débat contre les soins sécuritaires en psychiatrie au CHS de Bassens

« Mais c’est un homme » : appel contre les soins sécuritaires

Poursuivant sa logique d’économies, qui démantèle l’éducation nationale, la santé et les autres services publics, le gouvernement ajoute contre-réformes et lois sécuritaires pour séduire son électorat sur ses thèmes favoris. Les groupes sociaux visés sont désignés au public : immigrés, gens du voyage, Roms etc.
La réforme de la loi de 1990, régissant l’hospitalisation sous contrainte des malades mentaux, prévoit de contrôler une population désignée comme dangereuse pour l’ordre public : les malades mentaux. Un simple certificat médical suffira pour imposer à un citoyen une mesure de soin obligatoire à l’hôpital ou à l’extérieur qui permettra un contrôle (et un fichage ?) de tous ceux qui, sans aucun avis de l’autorité judiciaire, se verront obligés de se soigner.
Les psychiatres directement engagés auprès de leurs patients dans le respect de leur dignité et de leur liberté, rejoints par d’autres formations syndicales, politiques et associatives, scandalisés par un tel projet qui ne vise en aucun cas à améliorer les soins menacés par la diminution des moyens en personnel de santé, se mobilisent pour dénoncer l’amalgame entre malades et criminels et protester contre l’accentuation d’une politique sécuritaire et liberticide. Un large collectif « mais c’est un homme » s’est constitué et a lancé un appel que l’on peut signer (http://www.maiscestunhomme.org)
Dans le cadre de cet appel, une soirée débat est prévue le lundi 11 octobre à 20h à l’auditorium de Bassens pour informer le public.