Chambéry : rassemblement unitaire contre la hausse des impôts locaux

Lors du conseil municipal du 18 avril 2011, la
municipalité s’apprête à décider de mesures
d’austérité :

‐ une hausse des taux de la fiscalité
locale de 5 % (taxe d’habitation et
taxe foncière) ;

‐ une diminution du budget des
services de la ville et le nonremplacement
d’un certain nombre
de fonctionnaires municipaux partant
à la retraite.

Pour justifier de tels choix, la municipalité
invoque la diminution bien réelle des
dotations de l’État, mais aussi la prise en
charge de nouvelles compétences qui n’ont
pas été financièrement compensées.

A
l’heure où il ne cesse de diminuer les impôts
sur les plus riches et sur les grandes
entreprises (bouclier fiscal, suppression de
la taxe professionnelle, disparition
programmée de l’ISF etc.), le gouvernement
veut en effet présenter la facture aux
collectivités locales et les amener à
augmenter les taux de la taxe d’habitation
et de la taxe foncière, un impôt
particulièrement injuste, qui pèse
lourdement sur la population et les familles.

Alors que les prix ne cessent d’augmenter,
que les salaires sont bloqués et que l’emploi
se réduit, alors aussi que Chambéry
Métropole a déjà beaucoup augmenté le
prix de l’eau et la Taxe sur les Ordures
Ménagères, il n’est toutefois pas acceptable
que ce soit une nouvelle fois la population
qui se voit adresser la facture.

D’autres choix sont pourtant possibles.
Plutôt que de vouloir faire payer la
population et de réduire les financements
apportés aux services publics, une
municipalité de gauche devrait dénoncer la
politique d’austérité imposée aux
collectivités territoriales et mobiliser les
Chambérien(ne)s pour exiger une remise à
niveau des dotations de l’État.

Des marges
budgétaires sont aussi mobilisables : une
augmentation de 10 % des impôts locaux ne
rapporterait guère que 3 millions, ce qui est
peu de choses comparée par exemple aux
18 millions d’euros que coûterait le pont qui
devrait relier le boulevard Gambetta à
l’avenue de la Cassine.

En conséquence, nous appelons la
population à se rassembler le 18 avril à
18h30, à l’occasion du conseil municipal,
devant l’Hôtel‐de‐Ville
, afin de refuser
l’augmentation des impôts locaux et
d’exiger le maintien des emplois et du
budget des services publics municipaux.

Premiers signataires : Les Alternatifs, Union Locale de la Confédération Générale du Travail
(CGT), Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique (FASE), Mouvement Politique
d’Éducation Populaire (MPEP), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti Ouvrier
Indépendant (POI), SUD‐éducation, Solidaires, Union Nationale des Etudiants de France
(UNEF)