Poutou fait une prestation remarquée sur France 2 (Le Parisien, 28 février 2012)


Philippe Poutou, candidat du NPA à la présidentielle, a fait une prestation remarquée sur France 2, ce lundi soir. | LP/Olivier Corsan

« Besancenot sort du corps de Poutou ! » Ce tweet de Jean-Jacques Urvoas, député socialiste du Finistère, est à l’image des réactions qui ont fleuri lundi soir sur les réseaux sociaux. Philippe Poutou, qui confiait pourtant il y a peu au « Parisien - Aujourd’hui en France » ne pas avoir un « tempérament de superhéros » - « Même à l’usine, aux assemblées générales, quand je prends la parole, j’ai l’impression que ce n’est pas ma place » - a surpris son monde par sa prestation remarquée lundi dans l’émission « Mots Croisés », sur France 2.

« Un successeur » a été trouvé au charismatique Olivier Besancenot, a-t-on aussitôt pu lire sur Twitter.

« Poutou a fait taire #NKM, offensif et authentique ! Pas mauvais du tout#MOTSCROISES# », a salué, toujours sur Twitter, Sergio Coronado, le directeur de la communication d’Eva Joly. « Poutou se lâche, parle cash .NKM sans voix », a également commenté la socialiste, Marie-Pierre de la Gontrie.

Poutou : « Si lui c’est le candidat du peuple, moi je suis le candidat du CAC 40 »

Souvent présenté comme timide et effacé en comparaison de l’emblématique Olivier Besancenot, le candidat du NPA à la présidentielle de 2012 est apparu en grande forme lundi soir. Lorsque la porte-parole du candidat Sarkozy, Nathalie Kosciusko-Morizet, lui reproche de ne pas lui avoir serré la main, il réplique du tac au tac : « Je le revendique, je suis un peu allergique à l’UMP et au FN, donc je serre pas la main, pour l’instant j’ai un peu de mal. » Puis s’explique : « Je ne serre pas la main aux représentants de l’UMP, mais en attendant c’est quand même l’UMP qui laisse licencier des gens. » Et de renchérir : « Moi je ne serre pas la main, mais vous vous êtes en train d’abaisser le niveau de vie des populations. »

Remarquée aussi, sa pique à Nicolas Sarkozy, qui « joue au candidat du peuple ». « Alors il y a un côté rigolo, mais c’est pas rigolo parce que derrière, c’est la pauvreté qu’il y a », attaque-t-il d’emblée, avant de lancer ce bon mot, qui ravira les internautes : « Si lui c’est le candidat du peuple, moi je suis le candidat du CAC 40. »

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