Quelle stratégie pour la gauche de la gauche ? (France Culture, mardi 28 août 2012)

En ne parvenant pas à se faire élire député dans le Pas de Calais en juin dernier, Jean-Luc Mélenchon avait raté sa sortie, après une année politique tonitruante. Le candidat du Front de gauche à la présidentielle peut aujourd’hui se consoler : il a réussi sa rentrée. Le voilà qui s’impose, au moins pour un temps, comme le premier des opposants à François Hollande.

Il est vrai qu’en ce moment la droite manque de répartie, obnubilée qu’elle est par sa guerre des chefs en vue de la conquête de l’UMP. Il est vrai aussi que le gouvernement Ayrault n’a pas encore marqué les esprits par des mesures immédiatement identifiables comme étant de gauche. Les grandes réformes vont devoir attendre encore un peu.

Jean-Luc Mélenchon avait donc beau jeu, la semaine dernière, de qualifier les 100 premiers jours de François Hollande à l’Elysée de « 100 jours pour presque rien ». C’est donc sur son flanc gauche que le nouvel exécutif doit gérer aujourd’hui les critiques les plus radicales. Ce qui, au regard de ce qui s’est dit pendant la campagne présidentielle, n’est pas si surprenant. Reste à savoir quels peuvent être la portée d’une telle opposition, et quels sont ses objectifs.

Alors que viennent de s’achever les Estivales citoyennes du Front de gauche et que l’Université d’été du NPA est en cours, nous avons choisi ce soir de nous interroger sur la façon dont ces 2 formations, nées de la volonté de rassembler la gauche anticapitaliste, comment ces 2 formations peuvent exister sous le quinquennat Hollande ?

Invité(s) :
Myriam Martin, ex-porte parole du NPA, membre du courant Gauche anticapitaliste


Christine Poupin
, porte parole du NPA

Eddy Fougier, politologue, chercheur associé à l’IRIS

Arthur Nazaret, journaliste au service politique du Journal du Dimanche